programmes

Samedi 7 octobre 2006

Article intéressant paru dans Libération le 6 octobre 2006 :
http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement2/208948.FR.php

Par Matthieu ECOIFFIER
Pierre Radanne, pilote de la commission énergie des Verts et aussi conseiller écolo de toute la gauche

Pierre Radanne, responsable de la Commission Energie des Verts et directeur de l'Agence de la maîtrise de l'énergie (Ademe) jusqu'en 2002, a collaboré avec Dominique Voynet au ministère de l'Environnement (de 1997 à 2001). Il est devenu le sherpa écolo de toute la gauche. Il a conseillé Ségolène Royal en Poitou-Charentes et Bertrand Delanoë à Paris.
 
L'écologie est-elle de gauche ? 
La question est plutôt de savoir comment vivre en paix avec la planète et ses 6,5 milliards d'humains. Sur l'écologie, la droite donne en permanence la priorité au temps court, à la rentabilité économique à court terme dans sa prise de décision. Depuis cinq ans, le gouvernement cantonne l'environnement à un registre littéraire et affectif : c'est Chirac qui alerte sur la « maison qui brûle» , c'est la charte de l'environnement accrochée à la Constitution qui n'a qu'une portée juridique lointaine... Cette charte ne mentionne pas la nécessité d'intégrer le coût des impacts environnementaux dans les prix. Difficile de faire progresser les politiques publiques dans ces conditions... Dans la culture de la droite, il y a un attachement sincère à la préservation de la nature. Si l'on regarde sa gestion des villes, elle n'a pas à rougir ; mais dès qu'on va vers l'économique, ça coince.
Quelles différences entre droite et gauche sur l'environnement ? 
Dans la pratique gouvernementale effective, lorsque la droite est au pouvoir il y a une suprématie de Bercy et une érosion des moyens sur la maîtrise de l'énergie et le budget du ministère de l'Environnement. Quand c'est la gauche, l'intérêt général en matière d'environnement pèse un peu plus.

Concrètement, où sont les points de clivage ? 
Sur le nucléaire, l'UMP a fait un carton plein avec trois lois, une sur le prototype EPR, une sur les déchets et une sur la transparence, et avec l'implantation d'Iter à Cadarache pour la recherche. Le PS reste globalement favorable au nucléaire , mais il a un discours plus balancé et moins lié au lobby. Depuis deux ans, il écarte la construction du prototype EPR. Le PS a beaucoup mieux compris que la droite l'intérêt de la maîtrise de l'énergie et des renouvelables ; depuis deux ans, les conseils régionaux de gauche ont pris un vrai tournant sur ces questions. La gauche est plus favorable aux transports collectifs , comme le montre la précampagne des municipales à Paris. La droite a un discours généreux sur la biodiversité, mais dès qu'il s'agit de passer à l'acte, elle se raidit ! Sur la brevetabilité du vivant, notamment les OGM, elle joue le jeu des multinationales.

Peut-on lutter contre le réchauffement en acceptant la dérégulation libérale ? 
Il faut gérer globalement la planète, stabiliser le climat, épargner les ressources rares. A mesure que la crise pétrolière s'aggrave, même les personnes qui ont une sensibilité de droite, comme Nicolas Hulot ou Corinne Lepage, convergent sur la nécessité d'une régulation. En dehors des gages donnés par Chirac sur le biocarburant, le bilan de la droite est très faible, très en retard par rapport à ce qui se fait en Allemagne et en Grande-Bretagne.
Par President Ecolo
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Mercredi 8 novembre 2006

Les blogs qui parlent avec conviction de l'écologie ont comme moi été très décus de la prestation de nos amis socialistes, sur lesquels on comptait beaucoup pour faire avancer cette urgence.
Je donne en vrac :
- Alexis : La place de l’environnement dans le débat PS : une honte !
http://alexei.prokopiev.free.fr/index.php/2006/11/08/118-la-place-de-lenvironnement-dans-le-debat-ps-une-honte
- Isabelle : Débat du PS et environnement : Zero pointé.
http://www.eco-echos.com/dotclear/index.php?2006/11/08/117-journalistes-politiques-et-environnement-zero-pointe
J'espère bien que cet aspect des choses sera reporté dans son prochain ouvrage sur les présidentielles et l'environnement.

Par President Ecolo
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Samedi 23 décembre 2006
Quand on lit le figaro du 22 déc, on voit noir sur blanc l'importance accordée par l'UMP à l'écologie :

"La croisade de Nicolas Hulot a évidemment été évoquée. Nicolas Sarkozy, qui l'a reçu, s'est dit d'accord avec lui pour « donner au ministre de l'Environnement les moyens de mener des grandes politiques transversales ». Mais il a précisé avoir aussi signalé que si « l'environnement doit être une priorité, il ne doit pas être la seule, surtout dans un pays où il y a tant de chômage ». "

"Nicolas Sarkozy a décliné son programme : « Se battre pour une fiscalité réduite pour les produits propres », « se lancer à fond dans les biocarburants », une politique qui, selon lui, « aura des conséquences économiques pour la première puissance agricole d'Europe » qu'est la France et, enfin, transférer « la fiscalité sur le travail à la fiscalité sur la pollution. »"

Une fois de plus, le biocarburant est au service de l'agriculture intensive, ce qui ne résoudra ni le problème énergétique, ni celui de l'agriculture. Et quant au fait de passer d'une fiscalité sur le travail à une sur la pollution, comme il s'y engage, ça ressemble fort à une promesse qui n'engage que ceux qui la recoivent. En effet, un transfert total s'une base travail à une base pollution induirait une hausse très très élevée des taxes sur la pollution. Or Sarkozy ne prévoit que de les doubler... !! Sa proposition ci-dessus n'est donc qu'une tarte à la crème et quand bien même le doublement de sa taxe sur le carbone serait transférée à une baisse sur le coût du travail, on ne s'en apercevrait même pas sur nos fiches de paie...


Par Revue de Presse
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Vendredi 23 février 2007
A l’heure où tous les candidats à la présidentielle se prononcent sur les enjeux liés à l’environnement et au développement durable, Isabelle Delannoy décrypte leurs discours et met en lumière leurs engagements, leurs postures de principe ou leurs contradictions.

François Bayrou, Olivier Besancenot, Nicolas Dupont-Aignan, Edouard Fillias, Corine Lepage, Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers, Dominique Voynet, tous sont passés sous l'expertise d'Isabelle !

N'oubliez pas de courir chez votre libraire (de quartier de préférence, question soutien au commerce de proximité) dès le 15 mars, jour de la parution de l'ouvrage !!

Vous pouvez aussi aller surfer sur le blog d'Isabelle, qui nous offre un point de vue pertinent sur l'écologie, la campagne présidentielle,...

Ingénieur agronome, auteur spécialisée dans les questions environnementales et sociétales, Isabelle Delannoy se pose en citoyenne afin de fournir un « guide de vote » à l’attention de chaque électeur soucieux de la place de l’environnement dans la politique française. Elle anime en outre un blog, eco-echos.com, et donne à son travail un aspect participatif.

Un point de vue équitable et représentatif de la campagne 2007
Les propositions des principaux partis, comme celles des plus modestes factions sont détaillées et évaluées selon leur pertinence et non selon leur appartenance.

Une analyse claire et interactive de la place de l’environnement au sein des programmes des candidats
Des smileys accompagnent les propos des politiques afin de permettre au lecteur de se faire – d’un seul coup d’œil – une idée de la valeur de leurs engagements sur les différents thèmes abordés.

Une approche factuelle pour chaque thème traité
Le discours des politiques analysé, accompagné d’encadrés informatifs.

Un état des lieux de l’environnement en France, aujourd’hui
Politique énergétique, transports, patrimoine, biodiversité…

Plusieurs niveaux de lecture
Entrée par candidats, par thème ou par performance.

Des problématiques variées et pertinentes
Quelles sont les idées les plus efficaces ? Quelles en sont les limites ? Qui devra assumer les dépenses ? A qui profiteront-elles ? Aux entreprises, aux ménages ? Quelles sont les avancées des autres pays européens ? De quelles pratiques la France pourrait-elle s’inspirer ?
En quoi certaines mesures visant à préserver l’environnement généreraient-elles des emplois ? Qu’est-ce que la taxe carbone ? Pourquoi les biocarburants ne sont-ils pas des produits écologiques ?



Par President Ecolo
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Lundi 26 février 2007

Enfin une bonne nouvelle !!
Le regroupement d'associations environnementales qu'est l'Alliance pour la Planète dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas ! Et les résultats sont encore plus marqués que ce à quoi je pouvis m'attendre...
Maintenant, celui dont la préoccupation première est l'environnement sait de manière objective pour qui voter : Dominique Voynet ou Corinne Lepage, et au second tour pour le PS.


Voici la présentation des résultats faite par l'Alliance. Pour en savoir plus, allez sur leur site internet :
http://www.lalliance-2007.org/index.php?page=notes

L’écologie a-t-elle une place dans les programmes des candidats à la présidentielle ?
C’est à cette question que l’Alliance pour la planète s’est efforcée de trouver une réponse en étudiant les programmes de 10 candidats.

Dominique Voynet et Corinne Lepage sortent du lot. Elles confirment leur véritable connaissance et leur maîtrise de l’écologie, qui constitue la colonne vertébrale de leurs projets.

Pour les autres, Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, et dans une moindre mesure Marie-George Buffet, il apparaît que les interpellations sur le changement climatique, la perte de la biodiversité ou les déséquilibres mondiaux, irriguent maintenant leurs discours. Ils font des propositions qui témoignent de cette nouvelle conscience, mais ils ne vont pas jusqu’à remettre en cause le mode actuel de développement. Pour être entendues, leurs propositions devront être précisées, complétées.

Pour les quatre derniers, à l’exception d’Olivier Besancenot qui reprend à son compte quelques thèmes liés à l’environnement, l’écologie n’est pas leur préoccupation.

Au cours des prochaines semaines, jusqu’au jour de l’élection, les associations de l’Alliance pour la planète attendront de chaque candidat qu’il confirme les moyens que celui-ci accordera, une fois élu, à chacune des mesures, et qu’il précise le calendrier de la mise en œuvre.

En décembre 2006, les associations de l’Alliance pour la planète avaient fait connaître leur appréciation sur les décisions et le travail des partis politiques au gouvernement et au Parlement entre 1997 et 2006 (UMP, UDF, PS, PC, Les Verts). Celle-ci était plutôt négative, l’environnement n’a pas été leur priorité, sauf pour les Verts.

Notes des partis ayant participé au gouvernement ces dix dernières années :

Les Verts : 16,5 /20
PS : 13 /20
UDF : 9 /20
PCF : 9 /20
UMP : 8,5 /20

Notes des autres partis :

Cap21 : 16,5 /20
LCR : 8 /20
MPF : 7 /20
LO : 5 /20
FN : 5 /20







Par President Ecolo
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