UE des Verts à Coutances

Jeudi 24 août 2006

J'avais oublié de vous mettre en ligne la dépêche AFP de mardi dernier 22 août concernant les Journées d'Eté des Verts à Coutances, dépêche qui pourtant est un élément important dans la communication de la réunion de tous les écologistes.

Journées d'été des Verts avec des membres de la "famille de l'écologie"

PARIS, 21 août 2006 (AFP) - Les Verts ouvrent jeudi leurs journées d'été à Coutances (Manche), où ils réuniront la "famille de l'écologie", selon les termes du secrétaire national Yann Wehrling, avec Corinne Lepage, présidente de Cap 21, et Nicolas Hulot, ex-conseiller de Jacques Chirac.
Le lieu choisi est symbolique, à quelques kilomètres de Flamanville où devrait être construit le réacteur nucléaire EPR contre lequel se battent les Verts. Une manifestation anti-EPR est prévue samedi.
Ces journées interviennent dans un contexte politique fort, avec les élections présidentielle et législatives en vue, et en outre, pour les Verts, leur Congrès bisannuel qui se tiendra en décembre à Bordeaux.
Après les tensions internes qui ont émaillé le choix de la candidate à la présidentielle Dominique Voynet, un certain apaisement semble prévaloir dans le parti, même si les partisans d'une candidature de José Bové ne désarment pas.
La candidate devrait faire à Coutances sa première intervention de pré-campagne et assurer les militants qu'elle ira "jusqu'au bout" du processus. Sa campagne, selon Yann Wehrling, devrait être lancée à l'automne. Elle fera connaître cette semaine la structure de son équipe de campagne.
Comme de coutume, ces journées seront riches en débats sur le nucléaire, la politique d'immigration, les banlieues, la précarité, aussi bien que sur le rôle social de l'animal de compagnie.
Avec le Congrès en vue, ce sera aussi l'occasion de rendre publiques des "contributions", qui pourraient devenir des motions fondatrices de courants.
Cécile Duflot, porte-parole, devrait présenter un texte, de même que le député Noël Mamère. Francine Bavay, pasionaria du Non au référendum du 29 mai 2005, distribuera un texte de "réorientation stratégique", défendant la candidature de José Bové à la présidentielle.
Le point fort de ces journées d'été interviendra le dernier jour, avec un meeting sur les perspectives pour 2007 de l'écologie politique.
Aux côtés de Yann Wehrling, siégeront à la tribune Corinne Lepage, présidente de Cap 21, qui fut tête de liste pour Paris de la campagne des régionales de l'UDF en 2004, ainsi que Nicolas Hulot, qui, même s'il a pris aujourd'hui des distances, conseilla le président Jacques Chirac sur l'environnement, Stéphane Pocrain, ancien porte-parole des Verts et Dominique Voynet.
Tous, hormis Yann Wehrling, sont candidats à la présidentielle ou envisagent de l'être.
La présence de José Bové à cette plénière a été un moment évoquée, mais selon Francine Bavay "il est hors de question qu'il vienne discuter avec des gens de droite". Certains Verts s'inquiètent de ce rapprochement avec les écologistes "de droite".
"Je ferai la campagne de Dominique Voynet, mais pas celle de Corinne Lepage", a ainsi affirmé Cécile Duflot.
Noël Mamère a fait valoir, à propos des intentions de candidature de Nicolas Hulot pour alerter sur les menaces du réchauffement climatique, qu'"aller à une présidentielle, c'est s'adresser à l'ensemble de la société sur l'ensemble des sujets".
Corinne Lepage a accusé aussitôt le député d'enfermer l'écologie politique "dans un ghetto idéologique", "à gauche de la gauche".
Yann Wehrling a justifié ces invitations, souhaitées aussi par Dominique Voynet, en soulignant qu'il était "logique de rencontrer ceux qui défendent des idées proches des Verts, pour éventuellement agir ensemble.
"C'est la réunion de la famille de l'écologie", a-t-il encore déclaré.

Par Ecologiste
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Jeudi 24 août 2006

De source officieuse, les Verts organisent dimanche matin un petit-déjeuner entre Voynet, Hulot, Lepage et Werhling.

Plutôt que de s'étriper, il est vraisemblable que nos quatre compères se coordonnent pour lancer un "front uni des écolos", vu que des paparazzi auraient déjà été prévenu de façon à faire à cette occasion une grande photo de famille.

N'oubliez pas d'acheter Le Canard Enchaîné (pour l'info sans la photo), Paris-Match (pour la photo sans l'info), ou Marianne la semaine prochaine ;-)

 

Par Ecologiste
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Samedi 26 août 2006
COUTANCES (Manche), 25 août 2006 (AFP)

Dominique Voynet, candidate des Verts à l'élection présidentielle de 2007, a estimé vendredi que la participation à un débat, dimanche, de Corinne Lepage (Cap 21) et Nicolas Hulot constituait "une occasion unique d'enrichir le projet" des Verts.

Lors d'une conférence de presse en marge des Journées d'été des Verts, à Coutances, elle a rappelé qu'en 1995, déjà alors candidate, elle avait dû se "démarquer en permanence" des autres candidats écologistes potentiels, même si au final seuls les Verts avaient pu réunir les signatures nécessaires.

"Nous avons souffert pendant des années d'un déficit d'alerte de la société française sur des questions cruciales", et "je ne peux que me réjouir de voir des donneurs d'alerte 'rejoindre' les Verts".

Pour elle, il ne s'agit "ni d'une confrontation difficile, ni d'une menace", mais d'"une occasion unique d'enrichir notre réflexion et notre projet". "A nous de les convaincre que, tant en ce qui concerne l'alerte que la conduite du changement, on est en situation", a-t-elle ajouté.

On "n'est pas d'accord sur tout", "très d'accord sur les constats, sur l'urgence, et parfois pas d'accord sur les solutions à développer", a-t-elle souligné, estimant nécessaire d'aller "chercher les bonnes idées où elles se trouvent".

Elle a indiqué encore ne croire en aucune façon que Jacques Chirac, comme le laissent imaginer certains Verts, ait suggéré à Nicolas Hulot de se lancer dans la compétition, "pour gêner Nicolas Sarkozy". "La proximité de Nicolas Hulot avec Jacques Chirac est connue, mais c'est une personne autonome, qui dit ce qu'il a à dire, il est libre", a affirmé Dominique Voynet
Par President Ecolo
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Dimanche 27 août 2006

N'étant pas présent aux journées d'été des Verts, si je m'en tiens à la dépêche d'Associated Press et à celle de l'AFP mise en ligne hier, les militants Verts n'ont pas reservé à leurs hôtes l'accueil hostile qu'ils avaient promis. Et c'est le meilleur signe qu'on pouvait espérer pour la réussite de ce dialogue officiel entre les deux mouvements politiques.

Vu que les propos des uns et des autres ont semble-t-il été consensuels, on ne peut qu'espérer que les candidatures des uns et des autres se feront a minima "sans se tirer dans les pattes", si ce n'est en s'envoyant des fleurs.

En tout cas, et ce quelle que soit le choix définitif de Nicolas Hulot, ces journées auront servi à faire parler la cause écologiste dans les medias, sous une facade de dialogue constructif, qui rompt avec l'image culpabilisatrice (utilisez moins votre voiture, consommez moins d'électricité, ...) et critique (sur les politiques environnementales, sur l'inertie et la myopie des partis traditionnels, sur les modes de scrutin,...) à laquelle nous avaient habitués les écolos de tous poils.

Les universités d'été de Cap21 dans quinze jours seront l'occasion de faire un deuxième pas dans le chemin du dialogue et, pourquoi pas, arriver d'ici l'an prochain à une plate-forme de propositions communes à faire-valoir pour le second tour des présidentielles et pour les législatives à venir.

Voici la dépêche d'Associated Press :
 

Les Verts applaudissent Nicolas Hulot et Corinne Lepage à leurs Journées d'été

COUTANCES (AP)

L'animateur de télévision Nicolas Hulot et la présidente de Cap 21 Corinne Lepage ont été des invités très applaudis dimanche par les militants Verts réunis autour de Dominique Voynet pour leurs Journées d'été à Coutances (Manche). Troisième invité extérieur à ce rassemblement écologiste, José Bové avait décliné

Corinne Lepage, candidate déclarée à l'élection présidentielle, a expliqué sa présence à Coutances par "l'urgence écologique". "Il faut être capable d'aller au-delà de la droite et de la gauche", a déclaré l'ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé en 1995, candidate régionale UDF en 2004. "Moi, je ne suis mariée avec personne", a-t-elle ajouté, reconnaissant toutefois que "la route va être longue car nous avons des divergences de fond".

A son départ, Corinne Lepage a été largement applaudie, même si les Verts restent divisés sur la question dun éventuel ralliement à une candidature unique.

"Je remarque que Corinne Lepage a tenu des propos beaucoup plus en convergence avec nous qu'il y a 5 ans", notait Didier, militant des Pays de la Loire. Une candidature unique n'est au contraire pas envisageable pour Suzanne, militante dIle-de-France qui dit ne pas être convaincue par Mme Lepage, car "elle se refuse à incriminer un système politique. Nous sommes de gauche, et nous pensons que le système politique dans lequel nous sommes induit des problèmes environnementaux".

Très applaudi également par les militants, l'animateur de télévision Nicolas Hulot, ancien conseiller ès écologie de Jacques Chirac, a affirmé ne pas s'exprimer en tant que "candidat" à la présidentielle, même s'il c'est une "hypothèse".

"Très sincèrement, et ce n'est pas une posture, si je pouvais éviter d'y aller ce serait très bien pour tout le monde, y compris pour moi", a-t-il déclaré dimanche aux journalistes, réaffirmant n'avoir "pas envie" d'être candidat.

"A mon niveau, j'essaie de placer l'écologie au coeur de cette campagne", a-t-il précisé. Côté divergences, en réponse à une question posée par les militants, Nicolas Hulot a refusé de se prononcer pour une sortie immédiate du nucléaire, tout en reconnaissant qu'"à terme, l'objectif est valable".

Pour Dominique Bernard, membre des Verts Bretagne et président de l'association "Agir pour l'Environnement", avoir invité Corinne Lepage et Nicolas Hulot était "une excellente idée", qui "apporte une visibilité, un moyen de faire pression dans cette campagne".

Un accueil chaleureux qui n'était pas gagné davance selon Ludovic, militant d'Ile de France: "On a fait un premier pas aujourd'hui en acceptant le dialogue les uns avec les autres, parce que concrètement il y a trois jours, tout le monde disait 'on va leur jeter des tomates'".

José Bové, troisième invité de marque à Coutances, avait en revanche décliné, expliquant dans les colonnes du "Monde" qu'il refusait de "servir de faire valoir dans un débat confus" et accusant Dominique Voynet de "faire de la thématique écologiste un sous-produit du social-libéralisme". Le dirigeant de la Confédération paysanne préfère donc "privilégier le cadre unitaire de l'alternative antilibérale pour 2007", pour laquelle il se dit "prêt à assumer le rôle" de candidat unitaire.

Quant à Dominique Voynet, candidate désignée des Verts pour la présidentielle, elle a précisé n'être "pas là pour négocier des ralliements", mais pour "porter haut et fort les valeurs de l'écologie".

Les Journées d'été des Verts ont réuni pendant quatre jours à Coutances 1.200 militants, selon les organisateurs. AP

 

Par President Ecolo
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Lundi 28 août 2006

Ouf ! On a un peu la gueule de bois ce lundi matin. Après le débat d'hier entre les différents candidats issus de l'écologie et convaincu par elle, il faut bien un peu de temps pour se rafraichir les idées et être sûr de bien comprendre ce qui s'est passé.

Si je ne m'abuse, alors que certains cadres Verts étaient un peu inquiets sur l'opportunité dun tel plateau, les militants réunis à Coutances ont massivement approuvés que le débat soit élargi et ouvert sur l'extérieur. En cela, la base des Verts a on pourrait dire pris une longueur d'avance sur ses dirigeant, et mis de côté le temps d'un débat les habituelles rancueurs.

Quant au débat en lui-même, il a mis tout le monde d'accord sur l'urgence des questions écologiques, sur l'importance de se préoccuper également de justice sociale et sur le fait que les participants et leurs organisations pourront dans un avenir proche non pas faire liste commune mais travailler de concert sur des sujets pour lesquels ils sont d'accord.

Finalement, seule l'aile gauche des Verts, déjà déçue que José Bové ait décliné l'invitation, a exprimé des doutes sur l'utilité de ce débat. Cécile Duflot annonce d'ailleurs la couleur sur le sentiment de cette frange du parti Vert  : "je ne savais pas qu'on lancait la candidature de Corinne Lepage".

Je vous mets ci-dessous 4 articles parus dans les principaux journaux :

- L'Humanité : Lancement différé pour la campagne de Voynet
Verts . Des journées d’été marquées par une implosion des courants actuels et beaucoup de questions sur l’orientation future du parti écologiste.
http://www.humanite.fr/journal/2006-08-28/2006-08-28-835550

- Libération : L'instant de bonheur écolo de Voynet, Lepage et Hulot
Le débat de clôture des journées d'été des Verts a plutôt séduit les militants.
http://www.libe.com/actualite/politiques/200796.FR.php

- Le Monde : Réunis à Coutances, les écologistes confrontent projets et agendas
Article reproduit ci-dessous

- Le Figaro : Pour Voynet, Lepage et Hulot, l'écologie «n'est pas un petit truc en plus»
La famille écologiste, pour une fois réunie, souhaite placer les questions environnementales au coeur des campagnes électorales de 2007.
Article reproduit ci-dessous

 Réunis à Coutances, les écologistes confrontent projets et agendas

"Réunir la famille écolo" n'est pas si simple. Les Verts s'y sont essayés, dimanche 27 août, lors de la séance de clôture de leur université d'été à Coutances (Manche) en invitant le producteur de télévision Nicolas Hulot, l'ancienne ministre du gouvernement Juppé Corinne Lepage et l'animateur de radio et ex-porte-parole des Verts Stéphane Pocrain à discuter de l'échéance présidentielle de 2007.

L'enjeu pour les Verts était de "peser" plus fortement sur la scène politique au moment où leur candidate, Dominique Voynet, stagne dans les sondages avec 2 % d'intentions de vote. Mais si les quatre figures écologistes ont convenu qu'ils se sentaient bien seuls à parler de l'"urgence environnementale", on est encore loin d'un quelconque accord en vue d'une candidature unique.

La salle était pourtant presque acquise. Depuis deux jours, de nombreux cadres du parti avaient fait part de leur réticence à inviter à la même tribune l'ancienne ministre de l'environnement du gouvernement Juppé Corinne Lepage et l'ex-conseiller de Jacques Chirac Nicolas Hulot. Les militants ont, eux, savouré ce moment de consensus et chaleureusement applaudi leurs anciens frères ennemis. Seul Stéphane Pocrain, coupable d'avoir "déserté" et de s'être déclaré candidat pour la présidentielle, a eu droit au chahut des travées. Les partisans de José Bové, à la gauche des Verts, avaient choisi, comme leur champion, de déserter ce débat "confusionniste".

Mme Voynet avait souhaité, samedi 26 août, voir ces invités "enrichir le projet des Verts". Ceux-ci ne l'ont pas suivi, chacun préférant développer sa stratégie pour les mois à venir. Corinne Lepage a répété qu'elle ne retirait pas sa candidature, qu'elle doit lancer le 9 septembre à la-Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Et si Nicolas Hulot a expliqué qu'il était là comme responsable d'une ONG - la fondation qui porte son nom - et qu'il "préférerait ne pas y aller", il a ajouté que sa candidature restait "une hypothèse pour voir quelle place l'environnement aurait dans la campagne présidentielle".

ASSISES DE L'ÉCOLOGIE À L'AUTOMNE

Du coup, le débat entre amis s'est peu à peu transformé en confrontation cordiale de programme entre Corinne Lepage et Dominique Voynet. Dénonçant "l'incapacité totale des partis traditionnels à prendre en charge l'urgence environnementale", la présidente de Cap 21 a souligné l'importance de l'échéance de 2007 : "Il reste peu d'années devant nous pour changer de mode de production et de consommation." A ses yeux, si les écologistes veulent convaincre les grands partis qu'il est nécessaire de "changer de braquet", il faut construire un "nouvel espace politique transcendant les clivages traditionnels". "Je souhaite que les Français de centre droit et centre gauche puissent se retrouver sans dogmatisme et devenir un jour le parti majoritaire dans ce pays", a-t-elle ajouté.

Cette proposition a suscité des réactions épidermiques de la part d'un certain nombre de cadres des Verts. "C'est du n'importe quoi, cette bouillabaisse !", pestait Jérome Gleizes, élu au conseil national. "C'est inquiétant de voir la question sociale disparaître du débat", renchérissait la conseillère régionale d'Ile-de-France Anne Souyris.

Dominique Voynet a souligné les "valeurs partagées" avec ses amis du jour et proposé des "assises de l'écologie" à l'automne. Mais, consciente des critiques qui ne manqueront pas de fleurir en interne, elle a voulu rassurer ses troupes. La sénatrice de Seine-Saint-Denis a donc déclaré qu'elle avait "un réel désaccord" avec Corinne Lepage. "Nous avons fait le choix de la gauche avec l'espoir que l'écologie ne soit pas un petit truc en plus pour convaincre les classes moyennes d'aller voter", a dit l'ancienne ministre de Lionel Jospin. Un soupir a traversé la salle.

Quelques minutes plus tard, la championne des Verts insistait, lors de son discours de clôture : "Je ne suis pas là pour négocier des ralliements ou une plate-forme électorale, mais pour qu'on porte ensemble un message fort à la société."

Sylvia Zappi

Pour Voynet, Lepage et Hulot, l'écologie «n'est pas un petit truc en plus»

 La famille écologiste, pour une fois réunie, souhaite placer les questions environnementales au coeur des campagnes électorales de 2007.

Ce petit clin d'oeil amical de la candidate des Verts Dominique Voynet à l'animateur de télévision Nicolas Hulot, ancien conseiller de Jacques Chirac, nul n'aurait osé l'imaginer il y a encore quelques mois. Hier, pourtant, le millier de militants écologistes présents aux journées d'été des Verts, à Coutances (Manche), semblait avoir décidé aussi de dépasser, le temps d'un débat, les habituels clivages opposant la droite à la gauche, «pour montrer que l'écologie n'est pas un petit truc en plus». C'est donc de bon coeur qu'ils ont longuement applaudi la présidente de Cap 21, Corinne Lepage, qui fut ministre de Juppé, lorsque celle-ci, assurant «n'être mariée avec personne», a déploré que «le discours de Chirac à Johannesburg, qui nous a tous fait rêver, se soit traduit cinq ans après par des régressions écologiques». Selon elle, «l'écologie n'a pas à être de droite ou de gauche, seule compte l'efficacité !»

«Photo de famille»

Pour autant, la présidente de Cap 21 a assuré qu'elle n'avait pas l'intention, «en l'état actuel des choses», de retirer sa candidature à la présidentielle.

Nicolas Hulot, qui avait émis cet été l'idée de se présenter, a pour sa part expliqué qu'il réservait «cette hypothèse comme un ultime recours», auquel il se résoudra s'il «observe que cette campagne traite à la marge les grands enjeux écologiques».

Également invité et lui aussi candidat à la présidentielle, l'ancien porte-parole des Verts Stéphane Pocrain a appelé de ses voeux l'organisation de «primaires pour un candidat unique». Une idée catégoriquement écartée par le secrétaire national des Verts, Yann Wehrling, qui a assuré que son parti soutiendrait jusqu'au bout la candidature de Voynet.

En coulisse, l'ancien secrétaire national des Verts Jean-Luc Bennhamias, qui est à l'origine de cette «photo de famille de l'écologie», jubilait. Les médias, nombreux malgré un week-end politique très chargé, avaient répondu présent.

Seuls les derniers partisans d'une candidature de José Bové, qui avaient pour la plupart boycotté cette rencontre, grommelaient en silence au marché bio de Coutances.

Par President Ecolo
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