Energie

Mardi 21 mars 2006

Depuis un an et demi environ, Areva était en lice avec Westinghouse pour doter la Chine de quatre réacteurs nucléaires de troisième génération, les fameux EPR. Soit un méga-contrat estimé à quelque 8 milliards de dollars. Seulement, le groupe dirigé par Anne Lauvergeon semble aujourd'hui donné perdant, bien que la sanction ne soit pas encore officiellement tombée. Pourquoi ? Parce que le numéro un mondial du nucléaire civil n'a pas voulu se livrer à une surenchère en acceptant tous les desiderata de son client, lequel exigeait en l'occurrence un transfert intégral de technologie. Le concurrent américain, lui, n'a pas eu ces hésitations.
Source : L'Expansion

Revenons quelques mois en arrière : la France doit absolument s'engager dans le programme EPR, à hauteur de 3 Md€, pour pouvoir espérer en vendre plusieurs exemplaires à la Chine. D'où le forcing qui avait été fait auprès de la Finlande pour s'équiper d'un EPR, et prouver ainsi qu'il allait être engagé réellement... Aujourd'hui, tous ces espoirs tombent à l'eau, et la stratégie de WestingHouse, dont le réacteur reste encore virtuel, a montré qu'il n'était pas indispensable de s'engager dans ce programme pour espérer décrocher le contrat chinois.
Le bec dans l'eau, c'est le cas pour Areva mais ca l'est surtout pour les contribuables français, qui vont devoir financer de lourds investissements, désormais non rentabilisables. C'est aussi pénaliser le développement local du secteur des énergies renouvelables. Bref, une perte de temps, d'argent et d'emploi pour la France et l'Europe.

Cette décision ne fait que donner plus de poids aux positions des Verts et de Cap21, réunis à Cherbourg ce week-end pour annoncer le grand rassemblement anti-EPR des 15 & 16 avril prochains à Cherbourg.

Nous vous invitons à participer à cette action, soutenue par tous les mouvements écologistes, en allant sur le site www.stop-epr.org

Par Ecologiste
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Lundi 7 août 2006


Il faut préparer, dès maintenant, l’après pétrole

Ségolène Royal répondait, dans IKONO, aux questions de Yann Arthus-Bertrand l’auteur de « La Terre vue du ciel ».

Il faut préparer, dès maintenant, l’après pétrole. Je reviens de Suède, qui est le pays le plus en avance dans ce domaine. Le Premier Ministre a lui-même réuni non seulement son gouvernement mais aussi tous les décideurs pour leur dire : « Voilà, nous allons commencer à vivre comme nous serons contraints de vivre dans vingt ans. » Je souhaite que la France adopte la même posture. Il faut anticiper plutôt que de subir les mutations, et faire le choix du développement économique : investir dans la recherche, créer de nouveaux métiers… Ce défi doit être vu comme une chance, et non pas comme un handicap supplémentaire. La priorité, ce sont les économies d’énergie. Nous gaspillons environ 40% de l’énergie consommées dans une maison : 40%, c’est considérable. Là encore, les pays nordiques montrent l’exemple. Leurs maisons ne gaspillent pas d’énergie. Dans les industries, tout est recyclé, et cela, depuis très longtemps. Imaginez qu’en France, on en est encore à construire des incinérateurs. Dans l’Europe du Nord ou en Allemagne, c’est terminé.

Pourquoi, à votre avis, la France est si en retard en matière d’énergie éolienne ?

Par inertie, par manque de courage politique, alors qu’elle a des potentialités considérables.
Le système des éoliennes a été inventé dans des laboratoires de Poitiers (région Poitou-Charentes).
Or, aujourd’hui, on est l’un des pays les plus à la traîne, on perd notre savoir-faire, alors que l’on dispose de très bons centres de recherches. Trop longtemps, on a pensé que la protection de l’environnement pouvait se faire avec des bons sentiments : « Tout le monde va s’y mettre, on va tous se donner la main. ».
Moi, je crois que c’est en fixant des règles fermes qu’on avance. Je l’ai montré lorsque j’étais ministre de l’environnement.

Vous avez interdit la culture des OGM à l’air libre en Poitou-Charentes. Est-ce une mesure qu’il faut étendre à l’ensemble de la France ?

Oui, bien sûr, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OGM a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OGM en plein champ, sans même que les maires ou les habitants en soient informés. En revanche, il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OGM sur les rapports Nord-Sud.

L’Europe est-elle le bon niveau pour intervenir sur toutes ces questions d’environnement ?

L’Europe est beaucoup trop faible sur ces questions. D’un côté, elle favorise une agriculture intensive en versant dix fois plus d’argent aux gros céréaliers qu’aux éleveurs qui travaillent dix fois plus, et de l’autre, elle fait des discours sur l’environnement. C’est un scandale, cette contradiction. De même pour le chef de l’Etat : à l’étranger, il tient de très beaux discours sur la maison qui brûle, et quand il revient sur le territoire national, non seulement rien en cange, mais les choses s’aggravent. On subventionne avec nos impôts la dégradation de l’environnement.

Par Ecologiste
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Jeudi 24 août 2006

Source AFP - Christine Courcol

Les Verts réaffirment leur détermination anti-nucléaire à Coutances

Les Verts ont réaffirmé jeudi leur détermination anti-nucléaire en assurant, à l'ouverture des Journées d'été de Coutances (Manche), que l'abandon du développement du nucléaire serait "incontournable" dans leurs discussions programmatiques avec le PS.

Près d'un millier de Verts devraient participer à ces Journées d'été, dont le point fort est une réunion dimanche de la "famille écologiste", selon les termes de Yann Wehrling, secrétaire national. Sont attendus Corinne Lepage, présidente de Cap 21 et proche de l'UDF, et Nicolas Hulot, ancien conseiller de Jacques Chirac sur les questions écologiques.

Coutances était parsemée jeudi de vases remplis de tournesols, l'emblème des Verts. Les Journées se sont ouvertes dans un gymnase de la ville, dont toutes les salles publiques, théâtre, lycée avec une cantine transformée en "restaurant bio", chambre des métiers, cinéma, ont été mises à la disposition du parti.

"EPR, nucléaire, ni ailleurs ni ici, nucléaire non merci", proclamaient des banderoles. "Bienvenue dans le bunker nucléaire du Cotentin", lançaient les organisateurs des Journées.

Le nucléaire constitue dans cette région une "mono-industrie", disent-ils, avec l'usine de retraitement et le centre de stockage de la Hague, l'arsenal de fabrication des sous-marins à propulsion nucléaire de Cherbourg, la centrale nucléaire de deux réacteurs à Flamanville...

C'est à proximité de ce même village, à 50 km de Coutances, que devrait être construit à moyenne échéance le premier réacteur à eau pressurisée français, un projet franco-allemand de troisième génération.

"Les Français ne veulent pas du nucléaire, malgré le dogmatisme d'une majorité de la classe politique et d'un lobby qui bloque la mise à l'essai des alternatives", a déclaré Yann Wehrling en ouvrant les Journées, dénonçant, à gauche, "la tentation de faire de l'écologie cosmétique", et affirmant : "avec les Verts, en 2007, l'EPR ne se fera pas".

"Ne cédez pas !", leur a demandé Didier Anger, du réseau Sortir du nucléaire qui revendique l'adhésion de plus de 700 associations.

Ce réseau a mis en doute récemment les convictions anti-nucléaires de Nicolas Hulot, qui envisage d'être candidat à l'élection présidentielle de 2007.

Le nucléaire, a fait valoir Michaël Marie, secrétaire régional des Verts Basse-Normandie, est "une pieuvre qui mange l'espace des autres secteurs de l'économie, sans créer d'emplois".

"Pour trois milliards d'euros, le coût estimé de la construction de l'EPR de Flamanville, nous pourrions créer 10 à 15 fois plus d'emplois pérennes dans le grand Ouest par le développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie", a-t-il affirmé.

Contrairement à la fois précédente, "la question énergétique est clairement sur la table pour la prochaine législature", a affirmé Pierre Radanne, ancien directeur de l'Ademe, l'agence de maîtrise de l'énergie.

Les Verts organiseront un "die-in" contre le nucléaire, samedi devant une église où se tient une exposition sur l'énergie. Ils prévoient aussi le même jour d'aller visiter une ferme éolienne.

Par Ecologiste
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Jeudi 5 octobre 2006

Dans sa 15eme conférence de presse mensuelle, DDV a axé son discours sur l'environnement.

Un catalogue à la Prévert de demi-mesures toutes aussi peu efficaces les unes que les autres, toutes fondées sur la bonne volonté de chacun, aucune qui ne s'attaque au vrai problème : le gaspillage énergétique dans le logement ancien, dans la production de biocarburants,...

Heureusement que les présidentielles sont là pour faire ressortir les fausses réponses aux vrais problèmes. Mais l'UMP et le gouvernement étaient réellement intéressés par l'environnement, que n'ont-ils abondé les crédits de l'ADEME au lieu de les réduires, pourquoi continuent-ils à vouloir créer des autoroutes, pourquoi ferment-ils les yeux sur la destruction programmée d'une riche partie de la biodiversité guyanaise ou calédonienne, ...?

Comme le rappelle l'article d'Actu-Environnement sur le sujet :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1976.php4

... "l'on a rarement entendu un tel nombre de mesures annoncées par un Premier Ministre au cours d'une seule conférence de presse. C'est à se demander si l'approche des élections présidentielles de 2007, et la pression imposée par certaines personnes publiques et très populaires (…) n'incitent pas le Gouvernement à s'investir sur le terrain de l'Environnement auquel tous les Français se déclarent très attachés."

Par President Ecolo
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Jeudi 1 mars 2007
Enfin des candidats qui savent surmonter leurs différences quand l'intérêt écologique national le requiert. Chapeau !

Dépêche AP du 1er mars 2007 :

Dominique Voynet, Corinne Lepage, Olivier Besancenot, José Bové et Corinne Lepage ont oublié jeudi le temps d'une conférence de presse leurs rivalités de candidats pour dénoncer côte à côte le projet de réacteur nucléaire EPR qui doit se construire prochainement à Flamanville (Manche).

Réunis sur une péniche pour une conférence de presse les candidats ont appuyé les revendications du Réseau Sortir du Nucléaire, accompagné de nombreuses associations écologistes comme France Nature Environnement, Greenpeace, Les Amis de la Terre, ou même ATTAC. Ceux-ci ont dénoncé la volonté du gouvernement de "boucler les dossiers juridiques" de la construction du réacteur à eau pressurisée de troisième génération avant les élections et son "inutilité énergétique".

Selon une étude aux résultats "très inquiétants", commandée par Greenpeace à un expert britannique, l'EPR de Flamanville serait "le plus dangereux au monde", des scénarios d'accidents ayant été volontairement "négligés" par EDF.

José Bové a affirmé son opposition à un EPR "inutile et dangereux", prôné un démantèlement du nucléaire militaire et civil, et a même appelé à ce que les militants aillent, pour s'opposer à l'EPR, jusqu'à démonter les pylônes des lignes à haute tension.

Olivier Besancenot, candidat LCR, a dénoncé "les dangers et les mensonges" entretenus par les autorités, notamment concernant la "supposée indépendance énergétique de la France" grâce au nucléaire. "Nous importons l'uranium", a-t-il souligné, avant de proposer un "service énergétique 100% public" qui créerait des emplois grâce aux énergies renouvelables.

Reconnaissant ne "pas partager" toutes les idées des autres candidats, la candidate de Cap 21, Corinne Lepage, a dénoncé pour sa part le "déni démocratique" dans l'enquête publique menée à l'été 2006 et redouté l'appropriation de l'activité nucléaire par de grands groupes privés.

Dominique Voynet (Verts) s'est insurgée contre le fait que l'EPR ait été "vendu aux décideurs comme une centrale nouvelle génération" alors que c'est, selon elle, une technologie depuis longtemps "dépassée". Elle s'est interrogée si "les petits candidats" n'étaient pas ceux qui n'ont pas compris qu'ils étaient les otages" des lobbies pro-nucléaires.

Les candidats ont prévu de participer aux manifestations organisées à Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse, le 17 mars prochain, à l'initiative du réseau Sortir du Nucléaire. Ce dernier a édité 600.000 cartes postales à envoyer aux autres candidats pour leur "demander l'abandon du projet". AP

Par Revue de presse
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