Depuis un an et demi environ, Areva était en lice avec Westinghouse pour doter la Chine de quatre réacteurs nucléaires de troisième génération, les fameux EPR. Soit un méga-contrat estimé à quelque 8 milliards de dollars. Seulement, le groupe dirigé par Anne Lauvergeon semble aujourd'hui donné perdant, bien que la sanction ne soit pas encore officiellement tombée. Pourquoi ? Parce que le numéro un mondial du nucléaire civil n'a pas voulu se livrer à une surenchère en acceptant tous les desiderata de son client, lequel exigeait en l'occurrence un transfert intégral de technologie. Le concurrent américain, lui, n'a pas eu ces hésitations.
Source : L'Expansion
Revenons quelques mois en arrière : la France doit absolument s'engager dans le programme EPR, à hauteur de 3 Md€, pour pouvoir espérer en vendre plusieurs exemplaires à la Chine. D'où le forcing qui avait été fait auprès de la Finlande pour s'équiper d'un EPR, et prouver ainsi qu'il allait être engagé réellement... Aujourd'hui, tous ces espoirs tombent à l'eau, et la stratégie de WestingHouse, dont le réacteur reste encore virtuel, a montré qu'il n'était pas indispensable de s'engager dans ce programme pour espérer décrocher le contrat chinois.
Le bec dans l'eau, c'est le cas pour Areva mais ca l'est surtout pour les contribuables français, qui vont devoir financer de lourds investissements, désormais non rentabilisables. C'est aussi pénaliser le développement local du secteur des énergies renouvelables. Bref, une perte de temps, d'argent et d'emploi pour la France et l'Europe.
Cette décision ne fait que donner plus de poids aux positions des Verts et de Cap21, réunis à Cherbourg ce week-end pour annoncer le grand rassemblement anti-EPR des 15 & 16 avril prochains à Cherbourg.
Nous vous invitons à participer à cette action, soutenue par tous les mouvements écologistes, en allant sur le site www.stop-epr.org

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