Dépêche AP / Le Monde
A Bordeaux, jeudi 1er mars, Nicolas Sarkozy a consacré la plus grande partie de son discours à la "politique de la vie" qu'il promet de mener s'il est élu le 6 mai, en particulier dans le domaine de l'environnement.
Signataire du Pacte écologique de Nicolas Hulot, il a pris le contre-pied de ses positions récentes sur l'écologie. "On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage", a-t-il affirmé.
"L'HOMME N'OSE PLUS BOUGER"
"Je refuse que l'on somme l'homme de choisir entre la croissance et le respect de l'environnement", a-t-il poursuivi. "Je veux le progrès économique dans le respect de la planète, et c'est possible ! Je veux l'emploi pour tous par le développement durable."
Nicolas Sarkozy a cependant lancé une mise en garde contre la tentation de passer d'un excès à l'autre. "Hier, l'homme avançait sans réfléchir (...) causant des dégâts à jamais irréparables. Aujourd'hui, le même homme n'ose plus bouger, lesté par les remords, la culpabilité et le principe de précaution", a-t-il déclaré. "Hier, on faisait trop. Aujourd'hui, on a la tentation de ne plus rien faire."
Il a énuméré ses propositions en matière de protection de l'environnement et de promotion d'un développement durable, dont l'instauration d'une responsabilité "illimitée" des entreprises pour les dégâts causés à l'environnement par leurs filiales. Il a également répété qu'il proposerait la création d'une "organisation mondiale de l'environnement", déjà défendue par Jacques Chirac.
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